Et si Khalifa Sall soutenait Aissata Tall Sall !

À la lumière de l’emballement de la machine judiciaire sur ce qu’il y a lieu d’appeler l’affaire de la caisse d’avance de la mairie de Dakar avec la détention préventive de plus de 7 mois de Khalifa Sall, il va s’en dire que la future Présidentielle dépendra beaucoup des négociations et manœuvres politiques en cours. À cet effet, l’analyse des forces en présence et scénariis appelle, de la part des états-majors politiques, beaucoup de stratégies pour bien se propulser dans cette course qui s’annonce mouvementée et pleine de surprises.
Une analyse de la situation actuelle nous renseigne davantage sur la complexité de cette prochaine Présidentielle.
Le Président Macky Sall a fini de mettre en place sa task force en vue de cette grande échéance où il demandera le renouvellement de son mandat, à tous prix! Avec à ses côtés particulièrement deux leaders de gauche, en l’occurrence Tanor Dieng du parti socialiste et Moustapha Niasse de l’AFP qui ont fini d’enterrer les projets politiques de leurs formations respectives au profit de leurs projets personnels de retraite paisible. Mais cela n’a point suffit aux dernières Législatives de Juillet 2017 pour avoir cette majorité confortable qui préserverait le Président d’un second tour fatidique en 2019!
Le vaillant President Wade joue sa dernière carte politique. L’opposition sénégalaise lui rend un vibrant hommage pour avoir secoué le cocotier pendant ces Législatives, procurant avec brio un groupe parlementaire à sa coalition. Au soir de sa carrière politique, le Président Wade pourra être fier d’avoir réussi son retour bien que la mission fondamentale de rampe de projection de son fils à la prochaine Présidentielle n’a pas trop réussi. Le combat (du fils) que mène le père Wade par procuration laisse beaucoup de citoyens perplexes sur le deal supposé de la libération de son fils Karim Wade. Le Président Wade tente et continuera de tenter encore par le forcing politique pour faire revenir son fils Karim sur la scène politique. Ce serait une belle fin de carrière pour celui qui aurait presque tout réussi dans sa longue carrière politique. À quelques exceptions près…On ne pourra jamais reprocher à un père de vouloir aider son fils à réussir mais hélas les enjeux sont d’ordre national et dépassent largement les intérêts privés et familiaux. C’est l’avenir d’un pays qui se joue au delà des manœuvres politiciennes.
Alors l’équation à plusieurs inconnues reste le choix que Khalifa Sall doit opérer et dès maintenant car l’échéance approche à grands pas et le courage politique exige de prendre son destin en main. Si la procédure judiciaire arrive à son terme avec une condamnation du maire de Dakar, Khalifa devra se prononcer et indiquer la voix à suivre à ses nombreux militants. Les tâtonnements et nombreux échecs notés récemment dans sa volonté de rapprochement avec le Président Wade démontrent à suffisance que cette voie n’est pas la meilleure pour Khalifa Sall.
Ma conviction demeure que Maître Aissata Tall Sall reste une carte crédible pour Khalifa Sall pour non seulement cette échéance de 2019 mais également pour sauver la maison socialiste et préserver l’héritage de leur formation politique puisque Tanor Dieng a définitivement choisi de finir sa carrière politique en soutien inconditionnel d’un libéral, pour s’assurer une retraite personnelle paisible.
L’histoire politique du Sénégal retiendra cette sortie par la petite porte de Tanor Dieng et de Moustapha Niasse qui auront ainsi hypothéqué leur carrière politique. Leur héritage se résumera à des formations politiques en déliquescence au soir de leurs carrières politiques respectives. Triste sort!
Khalifa Sall a devant lui la possibilité de réparer ses erreurs de stratégie politique depuis le congrès avorté du PS de 2014 qui lui vaut en grande partie cette terrible situation d’aujourd’hui.
Il appartient à présent à Khalifa Sall et à ses proches de revoir leur stratégie de combat car jamais le Président Wade ne le mettra en pôle position au détriment de son propre fils! Jamais! La solution viendra d’ailleurs et Maître Aissata Tall Sall reste une option crédible et sérieuse à étudier par Khalifa Sall.
Et l’histoire retiendra si Khalifa Sall venait à poser cet acte de haute portée politique pour la Présidentielle de 2019.

Et si on parlait maintenant des vrais sujets de la Diaspora

Et si on parlait maintenant des vrais sujets de la Diaspora, après les élections!
Un projet de loi veut faire passer l’Italie au droit du sol pour accorder la nationalité italienne à un enfant né sur le territoire, de parents étrangers.
Débattue en Italie depuis une quinzaine d’années, la réforme du code de la nationalité vise à modifier la loi actuellement en vigueur basée sur le droit du sang («ius sanguinis»), la nationalité italienne étant transmise par au moins l’un des deux parents.
Après avoir été adopté par les députés, le texte défendu par le pouvoir qui prévoit l’adoption d’un droit du sol («ius soli») est à présent au Sénat.
Le ius soli proposé, dit «tempéré», serait toutefois soumis à conditions, comme la nécessité qu’un des parents soit présent sur le territoire depuis au moins cinq ans ou que l’enfant accomplisse un cycle scolaire complet en Italie.
Selon l’institut italien de la statistique (ISTAT), l’adoption du droit du sol donnerait aujourd’hui la nationalité italienne à quelque 800.000 enfants nés dans la péninsule et à 60.000 petits immigrés chaque année.
Ce changement du droit de la nationalité italienne viendrait impacter la vie de nombreux immigrés sénégalais en Italie et nous devons en débattre au sein de la Diaspora, avec un appui de l’Etat pour mieux sensibiliser nos compatriotes.
Voici un sujet crucial de développement si l’on sait l’impact de la Diaspora sur l’économie de notre pays. La responsabilité de nos autorités est engagée pour la sensibilisation de nos compatriotes immigrés en Italie.
Babacar BA
Président Alternatives Citoyennes

La montée du populisme en Occident

Les politiciens d’extrême-droite, radicaux et populistes, profitent de la déception des électeurs pour promouvoir leurs idées. Ces électeurs veulent obtenir quelque chose que les partis traditionnellement populaires peuvent à peine leur procurer : une attitude plus dure par rapport aux migrants et un recentrage sur les priorités nationales face à celles européennes. Ils n’ont plus confiance dans les élites au pouvoir qu‘ils considèrent comme aliénées, corrompues et éloignées de la vie du peuple.

La montée en puissance de ces groupes populistes oblige les politiciens à réagir, particulièrement à satisfaire certaines demandes qu’ils présentent.

Les crises, allant des accords visant à sauver des Etats particuliers de la zone euro (Grèce) à la menace terroriste, ont affaibli les élites politiques; ce qui a renforcé les positions du populisme d’aujourd’hui comparé à ses versions d’hier.

Les récentes élections présidentielles aux USA et d’autres événements qui démontrent la poussée du populisme aux portes du pouvoir nous obligent à s’interroger sur le rejet grandissant des élites et sur la bipolarisation de la société, en Europe comme en Amérique.

La question migratoire se trouve ainsi au centre du débat et nous devons anticiper et trouver des solutions.

Il conviendra tout de même de signaler avec vigueur que la réalité économique contraste avec ces velléités populistes. D’abord parce que l’Europe a besoin de l’immigration pour assurer une main d’œuvre jeune avec le vieillissement de sa population. Dans le renouvellement des générations, la population de l’Europe vieillit et il y a peu de naissance, contrairement à l’Afrique où la mortalité baisse avec les progrès de la médecine et la maitrise progressive de certaines pandémies conjuguée à une forte natalité. Donc l’Europe a besoin de populations actives pour son essor économique. En plus, le solde financier est positif quand on étudie avec parcimonie l’immigration dans sa dimension économique et son impact sur l’économie des pays du Nord.

Une des pistes réside dans la capacité des politiques africaines à fixer les jeunes et à leur offrir des moyens de subsistance décents pour préserver leur dignité humaine afin qu’ils ne risquent plus leurs vies en se déversant sur la Méditerranée à la recherche d’une vie meilleure qui n’est parfois que leurres et lueurs !

La responsabilité de toutes les élites africaines est engagée!

Babacar BA
Président Alternatives Citoyennes
#alternativescitoyennes, #alternatives_citoyennes,

Situation en Gambie

Situation en Gambie : Fermeté pour défendre la démocratie et dialogue impératif pour préserver la paix

Une déstabilisation de la Gambie menacerait directement la sécurité intérieure du Sénégal et pourrait provoquer des troubles dans notre sous-région ouest africaine au vu de la porosité de nos frontières.

Tous les démocrates du monde entier avaient salué, de bonne foi, cet acte de reconnaissance des résultats de l’élection présidentielle gambienne par le Président Jammeh, confirmant ainsi l’alternance dans le pays avec la victoire du Président élu BARROW. Cette acceptation de la volonté populaire, sortie des urnes, laissait présager d’un avenir éclairci pour apaiser les cœurs et les esprits afin de pouvoir travailler ensemble à la réconciliation nationale, gage de la nécessaire reconstruction du pays.

Cet espoir tué avec ce volte-face du pouvoir en place qui décide de rejeter finalement le verdict des élections mérite une attention particulière du Sénégal et de la communauté internationale en général puisqu’il y va de la paix et de la sécurité internationales.

Il est urgent d’agir de façon réfléchie et dépassionnée pour préserver la stabilité et la quiétude des populations.

Nous exhortons les autorités sénégalaises à prendre l’initiative, au-delà des communiqués, de saisir et de sensibiliser la communauté internationale sur l’impérieuse nécessité d’actions et de réactions concertées et communes pour préserver la paix en Gambie et faire respecter la démocratie. Cette série de mesures doit se décliner à plusieurs niveaux, à savoir :

•La mise en œuvre effective et par tous moyens de dispositifs de protection des ressortissants sénégalais vivant en terre gambienne afin d’assurer leur sécurité dans ces moments de trouble qui s’annoncent

• La saisine du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, de l’Union Africaine et de la CEDEAO pour étudier rapidement toutes mesures pouvant conduire le Président Jammeh à transmettre pacifiquement le pouvoir à l’expiration de son mandat

• La mise en œuvre de mesures diplomatiques fortes pouvant amener le pouvoir gambien à la table des négociations et de discuter d’une sortie de crise rapide et apaisée, nécessaire pour préserver la stabilité du pays. Cela passera systématiquement par la protection du Président élu Barrow, dépositaire de la confiance de la majorité des populations gambiennes.

Il appartient dès à présent au Sénégal de prendre les devants pour mener toutes ces initiatives et de travailler à apaiser la crise qui serait néfaste pour nous tous.

La responsabilité de l’opposition gambienne est aussi engagée pour permettre une sortie de crise honorable. Nous lançons un appel solennel au Président élu Barrow et à l’ensemble des forces vives de l’opposition de savoir raison garder. L’épreuve du pouvoir et la responsabilité de cette alternance démocratique souhaitée exige de la hauteur et un esprit d’apaisement, loin des velléités de vengeance ou de règlements de compte. L’exemple de Mandela, après 27 ans passés en prison sous le régime de l’apartheid, devrait suffire tant il a démontré au monde entier cette capacité de pardon au profit de l’intérêt général. Mandela avait théorisé la nation arc-en-ciel dès sa prise de fonction, offrant ainsi une chance de réconciliation nationale et permettant au pays de se concentrer sur les efforts de redressement. C’est ce que nous attendons du Président élu Barrow pour préserver la paix et la sécurité en Gambie.

Le Sénégal est interpellé et nous devons travailler à faire revenir la paix et la stabilité en Gambie car les nôtres en dépendent aussi, si l’on sait l’impact d’une déstabilisation de ce voisin gambien sur notre belle Casamance.

La diplomatie doit entrer en jeu et faire respecter la fermeté dans le respect de la démocratie et le dialogue entre les parties pour préserver la paix et éviter le chaos.

Babacar BA
Président Alternatives Citoyennes
#alternativescitoyennes, #alternatives_citoyennes